1 00:00:05,360 --> 00:00:08,300 Partie 3, rapport de système entre droits européens, 2 00:00:08,700 --> 00:00:13,220 deuxième temps, "En attendant l'adhésion et l'articulation 3 00:00:13,420 --> 00:00:14,660 des rapports de système". 4 00:00:15,200 --> 00:00:17,800 On a vu un premier point sur "Protéger les droits 5 00:00:18,000 --> 00:00:21,300 fondamentaux encore, la CEDH, instrument de 6 00:00:21,500 --> 00:00:23,740 l'ordre public européen", et nous entrons ici dans 7 00:00:23,939 --> 00:00:26,320 notre deuxième point, "Protéger les droits 8 00:00:26,520 --> 00:00:29,900 fondamentaux mieux, la protection équivalente et les 9 00:00:30,099 --> 00:00:31,620 ordres constitutionnels nationaux". 10 00:00:32,259 --> 00:00:34,580 Si la théorie de la protection équivalente a 11 00:00:34,780 --> 00:00:36,660 permis de structurer les rapports entre l'ordre 12 00:00:36,860 --> 00:00:38,460 juridique de l'Union européenne et celui de la 13 00:00:38,660 --> 00:00:40,440 convention européenne de sauvegarde des droits de 14 00:00:40,640 --> 00:00:44,960 l'homme et des libertés fondamentales, elle n'a pas dissipé toutes 15 00:00:45,160 --> 00:00:47,880 les tensions avec les ordres constitutionnels nationaux. 16 00:00:48,580 --> 00:00:51,480 En effet, certains juges nationaux ont exprimé des 17 00:00:51,680 --> 00:00:53,680 réserves quant à la garantie effective des droits 18 00:00:53,880 --> 00:00:56,560 fondamentaux dans le cadre de l'Union européenne, notamment 19 00:00:56,760 --> 00:01:00,100 lorsque celui-ci interfère avec des principes 20 00:01:00,300 --> 00:01:02,460 constitutionnels protégés au niveau national. 21 00:01:03,140 --> 00:01:05,620 Les limites de la protection équivalente et les ordres 22 00:01:05,820 --> 00:01:06,980 constitutionnels nationaux, en fait. 23 00:01:07,580 --> 00:01:09,560 Dès lors, la question de l'adhésion de l'Union 24 00:01:09,760 --> 00:01:11,700 européenne à la convention demeure un enjeu central, 25 00:01:12,180 --> 00:01:14,340 tant pour assurer une meilleure protection des 26 00:01:14,540 --> 00:01:17,020 droits fondamentaux que pour consolider la cohérence des 27 00:01:17,220 --> 00:01:18,180 systèmes juridiques en présence. 28 00:01:18,540 --> 00:01:21,060 Donc, cette adhésion est importante en tant que telle. 29 00:01:21,680 --> 00:01:25,060 Toutefois, la démarche d'adhésion a été freinée par 30 00:01:25,260 --> 00:01:27,900 l'avis défavorable de la Cour de justice de l'Union européenne, 31 00:01:28,100 --> 00:01:32,560 qui a estimé que le projet d'adhésion portait atteinte 32 00:01:32,760 --> 00:01:34,520 aux caractéristiques spécifiques de l'Union européenne. 33 00:01:34,900 --> 00:01:38,100 Cela n'a pas pour autant mis fin au processus puisque de 34 00:01:38,300 --> 00:01:41,400 nouvelles négociations ont été engagées pour tenter de 35 00:01:41,600 --> 00:01:42,360 lever ces obstacles. 36 00:01:43,000 --> 00:01:45,860 Après l'avis défavorable, les négociations ont donc repris. 37 00:01:48,540 --> 00:01:51,220 D'une part, les limites de la protection équivalente et les 38 00:01:51,420 --> 00:01:53,460 ordres constitutionnels nationaux. 39 00:01:53,660 --> 00:01:56,120 La protection des droits fondamentaux au sein des 40 00:01:56,320 --> 00:01:58,520 ordres constitutionnels nationaux doit être 41 00:01:58,720 --> 00:02:00,600 équivalente à celle assurée par l'Union. 42 00:02:00,880 --> 00:02:04,000 Si ces droits trouvent leurs sources dans les textes distincts, 43 00:02:04,200 --> 00:02:07,200 ils doivent converger sur le plan substantiel. 44 00:02:07,860 --> 00:02:10,979 En effet, la plupart des droits garantis par la Charte 45 00:02:11,179 --> 00:02:14,400 disposent d'une protection constitutionnelle dans les 46 00:02:14,600 --> 00:02:15,359 États membres. 47 00:02:15,559 --> 00:02:18,760 Par exemple, le droit au respect de la vie privée et 48 00:02:18,959 --> 00:02:21,740 familiale consacré à l'article 7 de la Charte est 49 00:02:21,940 --> 00:02:24,680 également protégé dans les constitutions nationales, 50 00:02:24,880 --> 00:02:27,560 tout comme le droit de propriété affirmé à l'article 51 00:02:27,760 --> 00:02:28,640 17 de la Charte. 52 00:02:28,839 --> 00:02:31,560 Cela reflète le fait que l'Union et ses États membres 53 00:02:31,760 --> 00:02:34,260 forment une communauté fondée sur des valeurs partagées. 54 00:02:36,140 --> 00:02:39,320 Par ailleurs, selon la Cour de justice de l'Union européenne, 55 00:02:39,519 --> 00:02:42,420 l'Union européenne repose sur la prémisse fondamentale 56 00:02:42,619 --> 00:02:45,400 selon laquelle chaque État membre partage avec les 57 00:02:45,600 --> 00:02:48,600 autres des valeurs communes telles que définies à 58 00:02:48,799 --> 00:02:50,680 l'article 2 du traité sur l'Union européenne. 59 00:02:51,920 --> 00:02:54,540 Parmi ces valeurs figure ainsi le respect des droits de l'homme. 60 00:02:54,960 --> 00:02:57,840 Cette communauté de valeurs justifie l'existence d'un 61 00:02:58,040 --> 00:02:59,740 principe de confiance mutuelle entre les États 62 00:02:59,940 --> 00:03:01,920 membres dans la reconnaissance et la mise en 63 00:03:02,119 --> 00:03:02,879 œuvre du droit de l'Union. 64 00:03:04,580 --> 00:03:07,160 Toutefois, au-delà de cette reconnaissance formelle, 65 00:03:07,420 --> 00:03:10,820 il convient de promouvoir une convergence réelle des protections. 66 00:03:11,680 --> 00:03:14,400 Autrement dit, qu'un droit fondamental soit garanti par 67 00:03:14,600 --> 00:03:16,900 la Charte de l'Union européenne ou par le droit national, 68 00:03:17,400 --> 00:03:19,180 le contenu devrait être similaire. 69 00:03:20,780 --> 00:03:23,180 L'avis 2/13 a ainsi posé le principe d'une protection 70 00:03:23,380 --> 00:03:25,440 équivalente des droits fondamentaux dans le cadre du 71 00:03:25,640 --> 00:03:27,500 système constitutionnel intégré de l'Union et des 72 00:03:27,700 --> 00:03:28,459 États membres. 73 00:03:28,659 --> 00:03:30,580 La confiance mutuelle en matière de protection des 74 00:03:30,780 --> 00:03:33,000 droits fondamentaux s'inscrit dans la continuité du 75 00:03:33,200 --> 00:03:35,540 principe de reconnaissance mutuelle qui constitue le 76 00:03:35,739 --> 00:03:36,880 socle du mandat d'arrêt européen. 77 00:03:37,780 --> 00:03:40,940 Ce dernier repose sur l'idée que chaque État membre doit 78 00:03:41,140 --> 00:03:42,920 présumer que les autres offrent une protection 79 00:03:43,119 --> 00:03:46,260 équivalente et effective aux droits fondamentaux reconnus 80 00:03:46,459 --> 00:03:48,780 par l'Union, notamment dans la Charte. 81 00:03:49,020 --> 00:03:52,740 Cour de justice de l'Union européenne, 5 avril 2016, affaires 82 00:03:52,940 --> 00:03:55,520 Aranyosi et Caldararu, 83 00:03:55,780 --> 00:03:59,860 C-404/15 et C-659/15. 84 00:04:01,240 --> 00:04:05,740 Cette confiance mutuelle est ainsi la condition et la 85 00:04:05,940 --> 00:04:07,500 conséquence du respect du droit de l'Union et des 86 00:04:07,700 --> 00:04:08,520 valeurs qu'il met en œuvre. 87 00:04:08,780 --> 00:04:12,740 Cour de justice de l'Union européenne, grande chambre, 19 mars 2019, 88 00:04:13,280 --> 00:04:17,260 affaire Ibrahim, affaire 297/17, 89 00:04:17,740 --> 00:04:22,700 C-318/17, C319/17 et C-438/17. 90 00:04:23,180 --> 00:04:25,360 D'autres affaires peuvent être mentionnées dans ce sens : 91 00:04:25,700 --> 00:04:30,659 Cour de justice de l'Union européenne, 29 février 2024, affaire 392/22. 92 00:04:32,420 --> 00:04:34,840 Dans ce système constitutionnel intégré, 93 00:04:35,100 --> 00:04:37,680 la convergence substantielle de la protection des droits 94 00:04:37,880 --> 00:04:41,080 fondamentaux repose sur une dynamique à double sens où la 95 00:04:41,280 --> 00:04:44,580 primauté du droit de l'Union doit être conciliée avec 96 00:04:44,780 --> 00:04:46,660 l'identité nationale des États membres. 97 00:04:47,260 --> 00:04:51,640 À cet égard, l'article 53 de la Charte précise que les 98 00:04:51,840 --> 00:04:53,920 dispositions de celle-ci ne doivent être interprétées 99 00:04:54,120 --> 00:04:55,680 comme limitant ou portant atteinte aux droits 100 00:04:55,880 --> 00:04:58,380 fondamentaux reconnus par les constitutions nationales. 101 00:04:58,580 --> 00:05:01,320 Donc, cette articulation des droits fondamentaux et cette 102 00:05:01,520 --> 00:05:04,080 articulation de systèmes se pose non seulement entre la 103 00:05:04,280 --> 00:05:05,960 Cour de justice de l'Union européenne et la CEDH, 104 00:05:06,159 --> 00:05:10,640 dans ce rapport entre ordres 105 00:05:10,840 --> 00:05:13,600 européens, mais elle se repose finalement dans cette 106 00:05:13,800 --> 00:05:16,020 question de l'ordre juridique national constitutionnel, 107 00:05:16,219 --> 00:05:20,540 qui lui-même intègre la CEDH et le droit de l'Union et la Charte. 108 00:05:20,740 --> 00:05:23,140 Et donc, cette articulation 109 00:05:23,480 --> 00:05:28,440 en triangle porte au cœur la 110 00:05:28,960 --> 00:05:31,040 question des droits fondamentaux et de leur conciliation. 111 00:05:32,620 --> 00:05:36,000 Illustration dans l'arrêt Melloni, Cour de justice de l'Union européenne, 112 00:05:36,660 --> 00:05:38,360 grande chambre, 26 février 2013, 113 00:05:39,000 --> 00:05:43,660 affaire C-399/11, où la Cour 114 00:05:43,860 --> 00:05:46,460 de justice a précisé qu'un État membre peut appliquer 115 00:05:46,659 --> 00:05:48,420 ses propres standards de protection des droits 116 00:05:48,620 --> 00:05:51,380 fondamentaux lorsqu'il met en œuvre le droit de l'Union. 117 00:05:52,180 --> 00:05:55,160 Toutefois, cette application ne doit pas compromettre le 118 00:05:55,360 --> 00:05:58,280 niveau de protection garanti par la Charte ni remettre en 119 00:05:58,479 --> 00:06:02,360 cause la primauté, l'unité et l'effectivité du droit de l'Union. 120 00:06:03,020 --> 00:06:05,820 Cette position a été confirmée dans l'affaire M.A.S 121 00:06:06,020 --> 00:06:06,780 et M.B, 122 00:06:06,979 --> 00:06:09,460 Cour de justice de l'Union européenne, grande chambre, 5 décembre 2017, 123 00:06:10,240 --> 00:06:13,640 affaire C-4217, où la Cour a jugé que les juridictions 124 00:06:13,840 --> 00:06:15,560 nationales doivent écarter les délais de prescriptions 125 00:06:15,760 --> 00:06:17,840 nationaux si ceux-ci permettent à des personnes 126 00:06:18,039 --> 00:06:21,360 accusées de fraude grave à la TVA d'échapper à toute condamnation. 127 00:06:21,820 --> 00:06:24,540 La lutte contre la fraude ne peut cependant pas violer le 128 00:06:24,740 --> 00:06:27,440 principe selon lequel les infractions et les peines 129 00:06:27,640 --> 00:06:30,500 doivent être définies par la loi conformément à la Charte. 130 00:06:30,700 --> 00:06:34,480 L'article 53 de la Charte ne permet donc pas à un État 131 00:06:34,680 --> 00:06:37,360 membre d'imposer un standard de protection plus élevé que 132 00:06:37,560 --> 00:06:39,500 celui de la charte pour écarter un acte conforme au 133 00:06:39,700 --> 00:06:40,460 droit de l'Union. 134 00:06:40,659 --> 00:06:43,680 En effet, le principe de primauté empêche qu'un État 135 00:06:43,880 --> 00:06:45,800 bloque l'application d'une norme européenne sous 136 00:06:46,000 --> 00:06:47,700 prétexte qu'elle ne respecterait pas ses propres 137 00:06:47,900 --> 00:06:48,920 standards constitutionnels. 138 00:06:49,740 --> 00:06:52,080 Toutefois, la Cour reconnaît qu'un tel conflit restera. 139 00:06:52,660 --> 00:06:55,260 L'article 52 de la Charte précise que les droits 140 00:06:55,460 --> 00:06:57,420 fondamentaux doivent être interprétés en harmonie avec 141 00:06:57,620 --> 00:06:59,220 les traditions constitutionnelles communes 142 00:06:59,420 --> 00:07:00,180 des États membres. 143 00:07:00,380 --> 00:07:02,420 L'objectif est d'assurer un haut niveau de protection 144 00:07:02,620 --> 00:07:06,200 tout en prenant en compte des spécificités nationales. 145 00:07:06,680 --> 00:07:09,420 Cette approche s'inscrit dans le respect de l'identité 146 00:07:09,620 --> 00:07:12,120 nationale des États membres tel que prévu à l'article 4 147 00:07:12,320 --> 00:07:14,760 paragraphe 2 du traité sur l'Union européenne. 148 00:07:16,060 --> 00:07:18,260 Dans l'arrêt Omega, Cour de justice des Communautés 149 00:07:18,460 --> 00:07:23,219 européennes du 14 octobre 2004, affaire 36/02, la Cour a 150 00:07:23,460 --> 00:07:25,660 concilié la libre prestation de service et la protection 151 00:07:25,860 --> 00:07:26,620 de la dignité humaine. 152 00:07:26,920 --> 00:07:29,440 Une entreprise britannique souhaitait proposer en 153 00:07:29,640 --> 00:07:31,920 Allemagne un jeu de tir au laser interdit par les 154 00:07:32,120 --> 00:07:34,000 autorités allemandes pour atteinte à la dignité humaine. 155 00:07:34,260 --> 00:07:36,700 La Cour a admis que cette interdiction constituait une 156 00:07:36,900 --> 00:07:39,820 restriction justifiée par un objectif légitime, tout en 157 00:07:40,020 --> 00:07:41,260 laissant une marge d'appréciation aux autorités 158 00:07:41,460 --> 00:07:43,060 nationales. Cet équilibre 159 00:07:43,260 --> 00:07:44,720 entre droit de l'Union européenne et spécificité 160 00:07:44,920 --> 00:07:47,380 nationale a été interprété par une partie de la doctrine 161 00:07:47,580 --> 00:07:50,360 comme relevant du respect de l'identité constitutionnelle. 162 00:07:52,280 --> 00:07:54,420 Lorsqu'un conflit entre la Charte et le droit 163 00:07:54,620 --> 00:07:57,780 constitutionnel national survient, une mise en balance doit être 164 00:07:57,979 --> 00:08:00,380 opérée au cas par cas en respectant primauté et 165 00:08:00,580 --> 00:08:01,700 effectivité du droit de l'Union. 166 00:08:03,020 --> 00:08:06,500 L'affaire RS, Cour de justice, grande chambre, 22 février 2002, 167 00:08:06,880 --> 00:08:09,860 affaire C-430/21, illustre cette confrontation. 168 00:08:10,620 --> 00:08:13,540 La Cour a affirmé qu'une juridiction constitutionnelle 169 00:08:13,740 --> 00:08:15,800 nationale ne peut pas refuser d'appliquer une norme de 170 00:08:16,000 --> 00:08:17,760 l'Union en invoquant l'identité nationale, 171 00:08:18,100 --> 00:08:20,440 car cela remet en cause l'effet direct du droit 172 00:08:20,640 --> 00:08:22,360 européen et la protection juridictionnelle effective 173 00:08:22,560 --> 00:08:25,160 garantie par article 47 de la Charte. 174 00:08:26,240 --> 00:08:29,700 La Cour a également rejeté l'argument selon lequel 175 00:08:29,900 --> 00:08:32,960 l'identité nationale pourrait s'opposer aux règlements sur 176 00:08:33,160 --> 00:08:36,460 la conditionnalité de l'État de droit, Hongrie contre Parlement 177 00:08:36,660 --> 00:08:39,320 européen et Conseil, Cour de justice de l'Union européenne, 178 00:08:39,520 --> 00:08:44,460 assemblée plénière, 16 février 2022, affaire 156/21. 179 00:08:46,040 --> 00:08:48,460 Cependant, la Cour de justice de l'Union européenne 180 00:08:48,660 --> 00:08:51,760 reconnaît bien que l'identité nationale est un critère dans 181 00:08:51,960 --> 00:08:53,420 l'analyse de la proportionnalité des 182 00:08:53,620 --> 00:08:55,080 restrictions à certaines libertés fondamentales. 183 00:08:56,220 --> 00:08:59,180 Ainsi, dans les affaires relatives aux noms patronymiques, 184 00:08:59,440 --> 00:09:02,260 la Cour a admis que les règles interdisant l'usage de 185 00:09:02,460 --> 00:09:04,380 titres nobiliaires ou imposant une graphie 186 00:09:04,580 --> 00:09:06,820 nationale peuvent être justifiées par l'ordre public 187 00:09:07,020 --> 00:09:08,120 et le principe d'égalité. 188 00:09:08,720 --> 00:09:13,680 C'est les affaires Sayn-Wittgenstein, Cour de justice de l'Union européenne, 189 00:09:14,440 --> 00:09:19,340 22 décembre 2010, affaire C-208/09, ou encore une affaire de 2016, 190 00:09:19,820 --> 00:09:21,020 affaire 438/14. 191 00:09:21,960 --> 00:09:24,620 De même, la protection de la langue officielle nationale a 192 00:09:24,820 --> 00:09:27,260 été reconnue comme un motif légitime pour refuser la 193 00:09:27,460 --> 00:09:28,280 modification d'un nom de famille. 194 00:09:29,520 --> 00:09:32,800 Enfin, la Cour a affirmé que l'identité nationale ne 195 00:09:33,000 --> 00:09:35,380 saurait justifier un refus de reconnaissance d'un mariage 196 00:09:35,580 --> 00:09:38,580 entre personnes de même sexe lorsqu'il s'agit d'un couple 197 00:09:38,780 --> 00:09:41,200 comprenant un citoyen de l'Union et un ressortissant 198 00:09:41,400 --> 00:09:44,340 d'un pays tiers, Cour de justice de l'Union européenne, 199 00:09:44,580 --> 00:09:46,500 grande chambre, 5 juin 2018, 200 00:09:46,880 --> 00:09:50,440 affaire Coman, affaire C-673/16.